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29e Congrès d’Optométrie et d’Optique de Contact
24-25 Janvier 2010 - Cité Internationale Universitaire de Paris
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| Cité Internationale Universitaire de paris |
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Conférences
(Sous réserve de modifications)
Progrès récents dans la recherche sur la myopie
Jeremy GUGGENHEIM
La conférence abordera les
progrès récents de l’épidémiologie de
la myopie, sa génétique et les modèles animaux.
Chacune de ces trois stratégies a conduit à des
avancées importantes dans la compréhension des causes de
la myopie, et a montré que la myopie est influencée par
un large spectre de facteurs de risque, ainsi que par des interactions
entre eux. Cependant, chacune de ces approches a aussi ses limites, qui
seront évoquées. La conférence
s’achèvera par un résumé des récents
essais cliniques visant à ralentir la progression de la myopie,
par l’utilisation de moyens optiques ou pharmacologiques.
Diplômé en optométrie
de l’Université de Cardiff, Jez Guggenheim est
retourné à cette université pour y préparer
son PhD (Doctorat), y devenant enseignant en 1994. Ses recherches
visent à comprendre ce qui provoque la forte myopie, mettant
l’accent sur la génétique du développement
réfractif. Il collabore avec des chercheurs sur la myopie
travaillant dans de nombreux pays, y compris avec le “MyEuropia
European Research Training Network” et le “International
High Myopia Genetics Consortium”.
La thérapie génique procure aux daltoniens
l’espoir d’une vision des couleurs normale
Valérie BONNARDEL
Le
daltonisme qui réduit la gamme des couleurs perçues aux
tonalités bleues et jaunes, résulte de l’absence
d’un gène situé sur le chromosome X et concerne 5
à 8 % des hommes et environ 1% des femmes. Les travaux
récents d’une équipe de chercheurs
américains du département d’ophtalmologie de
l’université de Washington (Mancuso, Hauswirth, Li,
Connor, Kuchenbecker, Mauck, Neitz & Neitz. (2009), Nature, 461,
784 –787) ont montré que si l’on injectait un virus
équipé du gène manquant à des petits singes
du Nouveau Monde, ce pigment était exprimé dans les
photorécepteurs rétiniens, et ce faisant les animaux
étaient en mesure de distinguer des longueurs d’ondes qui
étaient confondues avant le traitement.
Le
succès de cette expérience ouvre des perspectives
prometteuses et inédites sur l’acquisition pour un
daltonien d’une vision trichromatique des couleurs, et pose
également des questions fondamentales quant à la nature
de la vision des couleurs chez les primates. Cette communication se
propose de présenter les travaux de l’équipe de
Mancuso et de ses collaborateurs et d’en commenter les
implications.
Valérie Bonnardel a obtenu une
thèse de Doctorat en Neurosciences à
l’Université Pierre & Marie Curie-Paris VI (France).
Elle a ensuite travaillé comme assistante de recherche à
l’université de Cambridge (Grande Bretagne), avant
d’obtenir un poste d’enseignant à
l’université de Sunderland (Grande Bretagne). Ell
est actuellement Maître de Conférence dans le
département de Psychologie à l’université de
Winchester.
Ses travaux de recherche concernent la vision des couleurs normale et
déficiente chez l’homme, qu’il s’agisse de
processus sensoriels, tels que la discrimination, ou de processus
cognitifs, tels que la catégorisation ou la mémorisation
des couleurs.
Valérie Bonnardel est Trésorière du Colour Group (Great Britain).
Restaurer l'Accommodation de l'œil presbyte
Leon DAVIES
Du fait de l’ubiquité de la
presbytie et de son impact sur la fonction visuelle, il n’est pas
surprenant que la restauration de l’accommodation oculaire soit
souvent consirérée en médecine comme
l’objectif suprême (“Holy Grail” : Saint Graal)
de l’ophtalmologie. Au cours des années récentes,
quantité d’études ont abordé une
variété d’aspects reliés à
l’accommodation oculaire, à la chirurgie
réfractive, et à des dispositifs intraoculaires
“accommodants”. Cette conférence résumera les
éléments clés de l’accommodation oculaire,
et envisagera les facteurs associés à la presbytie,
s’attachant plus particulièrement aux recherches
actuelles. Elle fera le point des méthodes actuelles et futures
proposées pour restaurer l’accommodation de
l’œil vieillissant.
Diplômé en optométrie
de l’Université d’Aston, (UK), Leon Davies y a
préparé son PhD obtenu en 2004. Il est alors devenu
enseignant en optométrie dans cette université en 2005,
et maître de conférence début 2009.
Rédacteur Clinique pour la revue britannique “Optometry
Today”, ses centres d’intérêt en recherche
portent sur l’accommodation oculaire et son déclin
inéluctable, la presbytie. Il a été
récemment récompensé pour une étude
examinant in vivo, en 3 D, par résonance magnétique
(IRM), la morphologie du cristallin pendant l’accommodation.
Les bases scientifiques de la récupération
en basse vision
James WOLFFSOHN
Les
professionnels de la basse vision vous diront à quel point leur
intervention améliore la qualité de vie de leurs patients
et quelle est l’importance de leurs services. Cependant, ces
services ont un coût qu’il faut mettre en parallèle
avec d’autres coûts de services de santé. Le concept
de “qualité de vie” sera analysé, et nous
étudierons quelles données objectives appuient les
bénéfices de la récupération en basse
vision.
Le Professeur James Wolffsohn a
étudié l’Optique Ophtalmique et Physiologique
à l’Université de Manchester (UMIST). Il a obtenu
son diplôme en optométrie après une année de
pré-enregistrement à l’Hôpital Oculaire de
Moorfield, à Londres. Par la suite, il a obtenu son PhD à
l’Université de Cardiff. En 1997 il a obtenu un poste de
chercheur-clinicien au Victorian College d’Optométrie
à l’Université de Melbourne en Australie. En 2000,
il est revenu en Grande-Bretagne, occuper un poste d’enseignant
à l’Université d’Aston, dans laquelle il est
aujourd’hui Directeur du département
d’optométrie, et où une chaire lui a
été attribuée en 2007. Les centres
d’intérêt de James, tant pour la recherche que pour
l’enseignement, sont principalement les lentilles
intra-oculaires, les lentilles de contact, la basse vision et la mesure
de l’accommodation. Il a publié plus de 90 articles
académiques à référés, et
donné de nombreuses conférences internationales. Il est
aussi Past-Président de la British Contact Lens Association
(BCLA). Il a récemment publié “Low Vision
Manual” avec le Professeur Jonathan Jackson, ainsi que le livre
“Imaging” dans la série “Eye
Essentials”. http://www.aston.ac.uk/lhs/staffaz-index/wolffjsw/
Prédire le succès en lentilles multifocales ?
Eric PAPAS
De par leur nombre dans la population
globale, les presbytes sont sous-représentés par rapport
aux adaptations en lentilles de contact auxquelles ils pourraient
prétendre. L’une des raisons de cette situation peut
être l’hésitation du professionnel à
entreprendre l’adaptation de presbytes, du fait de la perception
d’un équipement complexe et de l’incertitude quant
au résultat. La connaissance des procédures cliniques qui
fournissent une information représentative de la performance
à plus long terme serait utile pour améliorer
l’efficacité du processus d’examen, réduisant
sa durée et augmentant les chances de satisfaire un presbyte.
Cette présentation, s’appuyant sur de nouvelles
recherches, vise à atteindre ces objectifs, en abordant
l’utilité de procédures cliniques habituelles lors
de l’évaluation de lentilles de contact pour la presbytie.
Le Professeur Associé Eric Papas est
Directeur Exécutif de Recherche et Développement et
Directeur des Études de Post-graduat à l’Institut
pour la Recherche Oculaire, et au Centre de Recherche Coopératif
sur la Vision, ainsi qu’enseignant à l’École
d’Optométrie et de Sciences de la Vision, à
l’Université des Nouvelles Galles du Sud de Sydney,
Australie. Venu de Grande-Bretagne, il a consacré plusieurs
années à la pratique de l’adaptation de lentilles
de contact avant de diriger des groupes de recherche clinique pour
Hydron et Allergan.
En arrivant en Australie, il a été nommé Directeur
de Recherches Cliniques à l’Unité de Recherche en
Lentilles de Contact et Cornée (CCLRU) et plus tard au Centre de
Recherche coopératif pour la Recherche Oculaire et la
Technologie (CRCERT), où il a joué un rôle
prépondérant pour le développement des lentilles
silicone hydrogel. Actuellement, il supervise une série de
programmes orientés vers la résolution des principaux
problèmes de correction de la vision de par le monde. Il
supervise également les travaux de plus de 50 étudiants
en postgraduat, les assistant dans leurs besois académiques. Ses
centres d’intérêt en recherche actuels incluent la
surface oculaire, le film lacrymal et la presbytie. Il a
participé à des émissions de radio et de
télévision, et il est régulièrement
invité comme conférencier à des réunions
scientifiques et éducatives internationales.
Monovision : Quand, comment et pourquoi ?
Bruce EVANS
La monovision n’est appropriée que pour l’adaptation
de lentilles de contact, et nous expliquerons pourquoi. Les
congressistes auront un résumé des avantages et des
inconvénients de la monovision pour la fonction visuelle, de
façon à pouvoir en discuter avec leurs patients, de
façon franche et non déformée. La
conférence comportera une approche pratique pour
déterminer quel œil doit avoir la lentille de vision de
loin, en mettant en évidence les méthodes que les
congressistes peuvent utiliser dans leur pratique quotidienne.
Nous verrons aussi comment la monovision peut interférer avec la
fonction binoculaire, en insistant sur les implications cliniques. En
particulier, nous résumerons les tests appropriés pour le
dépistage des patients pour la monovision.
Les contre-indications à la monovision et les précautions à prendre seront aussi explicitées.
Directeur
de recherche à l’Institut d’Optométrie et professeur associé à la City
University et à la London South Bank University, le Professeur Bruce
Evans est Fellow du Collège des Optométristes Britannique, et il
possède les qualifications les plus élevées du Diplôme en pratique des
Lentilles de Contact, ainsi que du Diplôme en Orthoptique. Il est
examinateur pour la Qualification Finale de Membre du Collège.
Co-auteur du Diplôme le plus élevé en Orthoptique, il est également
président du panel d’experts sur ce sujet. Il a obtenu le Fellowship
de la British Contact Lens Association en 2006. Ses principaux domaines
de recherche sont la vision de l’enfant, la dyslexie, l’orthoptique,
les maux de tête, incluant la migraine, et le contrôle de la qualité
des soins dans les professions de santé.
Il a publié plus de 190
articles, a donné plus de 250 conférences. Il est l’auteur de cinq
livres sur la vision binoculaire et d’un livre sur la dyslexie et la
vision. Il pratique également l’optométrie à Brentwood, Essex.
Lentilles de Contact et Allergies Oculaires
James WOLFFSOHN
Il est habituellement recommandé de
retirer ses lentilles de contact pendant les périodes de
conjonctivite allergique aiguë, du fait des facteurs liés
à l’environnement. Cependant, les lentilles de contact
peuvent jouer un rôle en bloquant les allergènes, les
empêchant d’atteindre la surface oculaire, ainsi
qu’en les chassant de cette surface. Les résultats des
études les plus récentes à ce sujet seront
exposés.
Le Professeur James Wolffsohn a
étudié l’Optique Ophtalmique et Physiologique
à l’Université de Manchester (UMIST). Il a obtenu
son diplôme en optométrie après une année de
pré-enregistrement à l’Hôpital Oculaire de
Moorfield, à Londres. Par la suite, il a obtenu son PhD à
l’Université de Cardiff. En 1997 il a obtenu un poste de
chercheur-clinicien au Victorian College d’Optométrie
à l’Université de Melbourne en Australie. En 2000,
il est revenu en Grande-Bretagne, occuper un poste d’enseignant
à l’Université d’Aston, dans laquelle il est
aujourd’hui Directeur du département
d’optométrie, et où une chaire lui a
été attribuée en 2007. Les centres
d’intérêt de James, tant pour la recherche que pour
l’enseignement, sont principalement les lentilles
intra-oculaires, les lentilles de contact, la basse vision et la mesure
de l’accommodation. Il a publié plus de 90 articles
académiques à référés, et
donné de nombreuses conférences internationales. Il est
aussi Past-Président de la British Contact Lens Association
(BCLA). Il a récemment publié “Low Vision
Manual” avec le Professeur Jonathan Jackson, ainsi que le livre
“Imaging” dans la série “Eye
Essentials”. http://www.aston.ac.uk/lhs/staffaz-index/wolffjsw/
Éviter les infiltrats cornéens au cours du port de lentilles de contact
Eric PAPAS
Parmi les complications du port des
lentilles de contact, les infiltrats cornéens posent
problème, en tant qu’indicateurs d’une
activité inflammatoire. Cette présentation abordera les
types de réponses rencontrées lors du port de lentilles
de contact et analysera les recherches récentes qui mettent en
lumière l’étiologie et la signification de ces
réponses caractéristiques, proposant des
stratégies utiles aux professionnels pour limiter les
réponses inflammatoires dans les cornées qu’ils ont
à suivre.
Le
Professeur Associé Eric Papas est Directeur Exécutif de Recherche et
Développement et Directeur des Études de Post-graduat à l’Institut pour
la Recherche Oculaire, et au Centre de Recherche Coopératif sur la
Vision, ainsi qu’enseignant à l’École d’Optométrie et de Sciences de la
Vision, à l’Université des Nouvelles Galles du Sud de Sydney,
Australie. Venu de Grande-Bretagne, il a consacré plusieurs années à la
pratique de l’adaptation de lentilles de contact avant de diriger des
groupes de recherche clinique pour Hydron et Allergan.
En
arrivant en Australie, il a été nommé Directeur de Recherches Cliniques
à l’Unité de Recherche en Lentilles de Contact et Cornée (CCLRU) et
plus tard au Centre de Recherche coopératif pour la Recherche Oculaire
et la Technologie (CRCERT), où il a joué un rôle prépondérant pour le
développement des lentilles silicone hydrogel. Actuellement, il
supervise une série de programmes orientés vers la résolution des
principaux problèmes de correction de la vision de par le monde. Il
supervise également les travaux de plus de 50 étudiants en postgraduat,
les assistant dans leurs besois académiques. Ses centres d’intérêt en
recherche actuels incluent la surface oculaire, le film lacrymal et la
presbytie. Il a participé à des émissions de radio et de télévision, et
il est régulièrement invité comme conférencier à des réunions
scientifiques et éducatives internationales.
Perte de vision des couleurs acquise chez les personnes présentant une maladie systémique ou oculaire
Matilda O'NEIL-BIBA
La
rétinopathie diabétique est une cause importante de
cécité dans le monde occidental. C’est l’une
des complications les plus sérieuses du diabète
sucré (diabète de type 2). La DMLA, d’un autre
côté, est la cause majeure de cécité dans la
population vieillissante. C’est une maladie
dégénérative lente de la rétine. Ces deux
pathologies provoquent des dommages rétiniens, qui se
développent progressivement avec le temps et peuvent souvent
causer une perte mesurable de la performance visuelle, bien avant que
des changements structuraux puissent être détectés
de façon certaine, en utilisant les techniques cliniques
habituelles, comme l’ophtalmoscopie et la mesure de
l’acuité visuelle. De ce fait, l’amélioration
de la méthodologie du dépistage clinique, pour le rendre
plus précis, moins coûteux et facile à utiliser,
est fortement souhaitable. L’objectif de cette étude
était d’identifier les tests psycho-physiques les plus
sensibles, qui pourraient être utilisés pour
détecter et mesurer précisément le degré de
perte de la fonction visuelle précédant la
rétinopathie. Les tests de vision des couleurs de
sensibilité au papillottement rapide (à la fois
rouge/vert et jaune/bleu) et d’acuité au contraste ont
été employés chez des sujets présentant
différents degrés de rétinopathie. Les
résultats obtenus permettent de considérer que
l’évaluation de la sensibilité chromatique
fournissaient la mesure la plus sensible de perte de vision dans la
rétinopathie et que les changements liés à ces
pertes précédaient les modifications structurales de la
rétine observées par l’imagerie conventionnelle du
fond d’œil.
La
sensibilité chromatique était évaluée en
condition de vision photopique, en utilisant le test
d’évaluation des couleurs et de diagnostic (CAD). Le test
CAD est une évaluation à partir d’un ordinateur,
qui détermine les seuils chromatiques en isolant
l’utilisation de signaux chromatiques par l’emploi
d’un bruit de contraste de luminance dynamique pour masquer la
détection de tout signal de contraste de luminance
résiduel qui pourrait être présent dans le stimulus
du test coloré. 16 directions (axes) de couleurs
différentes, basées sur l’espace couleur 1931 de la
CIE, sont évaluées pour estimer la sensibilité
chromatique du sujet rouge/vert (RG) et jaune/bleu (YB). Les
sensibilités chromatiques RG et YB ont été
mesurées chez des sujets présentant une
rétinopathie diabétique ou une DMLA. Des données
similaires, mesurées chez 330 trichromates normaux ont fourni
les limites statistiques pour les sensibilités chromatiques RG
et YB, définissant l’intervalle normal.
Les
résultats ont montré une perte significative de
sensibilité chromatique RG et YB, révélant une
corrélation positive entre le degré de
rétinopathie et la perte accrue de sensibilité
chromatique RG et YB, en particulier dans le cas de la DMLA. La
signification statistique de ces modifications varie d’un sujet
à l’autre, avec des valeurs de p <0,001. Quand les
résultats sont exprimés en unités de
détection de seuil “normale”, ils montrent
également que la perte de sensibilité chromatique RG est
soit égale, soit plus importante que celle de la
sensibilité chromatique YB, pour la rétinopathie
diabétique. Ce n’est pas le cas pour les autres
pathologies oculaires telles que la DMLA dans laquelle les pertes YB
sont plus importantes que les pertes RG, ou le glaucome, dans lequel
les pertes RG sont légèrement biaisées.
Diplômée en optométrie
en 2002 (City University, Londres), Matilda O’Neill-Biba a
effectué son stage de qualification clinique à
l’hôpital universitaire pour enfants de Liverpool. Elle est
actuellement en cours de PhD à la City University. Ses
thèmes de recherche portent sur la vision des couleurs (pertes
de vision des couleurs acquise et associée à des pertes
de la fonction visuelle chez des personnes présentant des
pathologies oculaires et systémiques telles que la DMLA, le
diabète, la SEP et le glaucome), ainsi que sur
l’établissement de standards de vision des couleurs pour
l’industrie des métros londoniens.
Matilda a déjà publié plusieurs articles,
exposé des posters et prononcé des conférences sur
la perte de la sensibilité chromatique dans les maladies
dégénératives de la rétine. Elle est
actuellement critique pour le journal britannique Ophtalmic and
Physiological Optics (OPO). Elle a reçu plusieurs prix et
récompenses pour ses travaux, en particulier de la City
University et de l’International Colour Vision Society.
Utilisations optométriques des verres teintés de précision
Bruce EVANS
Il y a désormais un nombre assez
considérable de preuves de l’existence d’une forme
de stress visuel qui peut être traité par les filtres
colorés. Ce stress est parfois appelé Syndrome
Meares-Irlen/Stress Visuel (MISVIS en anglais).
Les symptômes du MISVIS seront résumés, y compris
les distorsions de la perception visuelle, en regardant un texte ou des
dessins (par exemple, le texte qui semble bouger, qui se trouble,
clignote, et brillance des espaces entre les lignes et entre les mots),
la fatigue visuelle (yeux irrités et fatigués,
douloureux) et les maux de tête. Le MISVIS a une
prévalence accrue chez les personnes qui ont des
difficultés de lecture (par exemple les dyslexiques), des
migraines, qui présentent des épisodes
d’épilepsie, ainsi que chez les autistes.
Les symptômes du MISVIS sont réduits par
l’utilisation de filtres colorés prescrits de façon
individuelle. Les filtres colorés transparents (une feuille
placée sur la page à lire) sont souvent utilisés
pour dépister ce type de problèmes, et un test de forme
d’éblouissement (Pattern Glare Test) peut être
utile, en particulier chez les patients migraineux. Les verres
teintés de précision sont couramment prescrits en
utilisant le “Colorimètre Intuitif”, et pour
certaines personnes, la couleur requise doit être
déterminée avec précision. Au cours de cette
conférence, les études appuyant cette intervention, ainsi
que les outils optométriques seront résumés.
Directeur de recherche à
l’Institut d’Optométrie et professeur associé
à la City University et à la London South Bank
University, le Professeur Bruce Evans est Fellow du Collège des
Optométristes Britannique, et il possède les
qualifications les plus élevées du Diplôme en
pratique des Lentilles de Contact, ainsi que du Diplôme en
Orthoptique. Il est examinateur pour la Qualification Finale de Membre
du Collège. Co-auteur du Diplôme le plus
élevé en Orthoptique, il est également
président du panel d’experts sur ce sujet. Il a obtenu le
Fellowship de la British Contact Lens Association en 2006. Ses
principaux domaines de recherche sont la vision de l’enfant, la
dyslexie, l’orthoptique, les maux de tête, incluant la
migraine, et le contrôle de la qualité des soins dans les
professions de santé.
Il a publié plus de 190 articles, a donné plus de 250
conférences. Il est l’auteur de cinq livres sur la vision
binoculaire et d’un livre sur la dyslexie et la vision. Il
pratique également l’optométrie à Brentwood,
Essex.
Pour une vision dynamique, neuro-optométrique, de la Dyslexie
Régine ZÉKRI-HURSTEL et Laurence PUCHELLE
Regarder autrement la dyslexie et
contribuer à inventer une nouvelle approche de ce
dysfonctionnement, tel est l’objet de notre communication qui
associe la Neurologie Fonctionnelle et l’optométrie,
l’espace et le mouvement, le vertical et l’horizontal.
C’est dans l’explication des causes de la dyslexie
qu’on peut imaginer la meilleure des thérapies ;
c’est dans la conjonction des apports de ces deux disciplines
scientifiques qu’on peut faire développer le
visuo-spatial, la dynamique loin-près et le passage de la vision
verticale à l’horizontale.
Neurologue exerçant en cabinet
libéral depuis vingt ans, le Docteur Régine
Zékri-Hurstel est l'inventeur de l'alphabet A/Z sensoriel,
instrument permettant une initiation idéale et un apprentissage
adapté de la lecture et de l'écriture, Régine
Zékri-Hurstel a consacré deux ouvrages à cet
alphabet et un troisième aux mouvements thérapeutiques
simples permettant de soulager les plaintes ou d'accroître les
performances.
Médaille d'or de la Propriété Intellectuelle en
l'an 2000 et premier prix de l'innovation au Salon des Maires de 2005,
Régine Zékri-Hurstel propose une approche innovante
de notre développement organique ainsi que les mouvements
thérapeutiques qui en découlent.
BTS optique, 1989, Maîtrise d’optique physiologique,
d’optométrie et d’optique de contact avec mention,
1993. Laurence Puchelle entreprend en 1994 et 1995 un tour des USA
chez des optoméristes fonctionnels (Bob Sanett, Claude
Valenti, Bill Ludlum, Nancy Torgeson, Don Getz, Paul Lewis, Martin
Birnbaum, Al Sutton, Bob Kraskin, Harry Wachs). Séjour
d’au moins 1 semaine chez chacun d’eux.
Laurence exerce à Luchon comme optométriste, examens
visuels, contactologie, entraînement visuel. Elle est
également enseignante en optométrie (entraînement
visuo-moteur, optométrie fonctionnelle.) Actuellement
intervenante en DU opto avancée à Orsay et en DU
contactologie à Toulouse.
Nombreuses conférences, dont : à l’occasion du 50e
anniversaire du «Skeffington international
congress» à Washington en 1994 («Les prismes
jumelés verticaux»), à Londres en 1996 : 1er
Congrés d’optométrie comportementale
européen («Une modélisation de la myopie»),
à Washington en 1999, 3e congrés international
d’optométrie comportementale («Le syndrome
pré-myopique»), Symposium en ophtalmologie à Albi,
2004, Table ronde sur l’avenir de l’optométrie,
la contactologie, l’entretien des lentilles de contact.
Un simple test de lecture pour savoir
quels
enfants ont des problèmes scolaires
du fait de
difficultés visuelles
Geoff SHAYLER
En tant qu’optométristes, nous
avons besoin d’expliquer aux enseignants dans les écoles
comment identifier les enfants qui présentent un problème
visuel affectant leur apprentissage. Ils peuvent alors nous
référer ces enfants pour examen et prise en charge.
Geoff expose un bon nombre d’études qu’il a
conduites, dans la pratique optométrique aussi bien qu’en
milieu scolaire, qui montrent comment un simple test de lecture peut
être utilisé par des personnes non qualifiées, pour
identifier les enfants dont les problèmes visuels peuvent
perturber leur apprentissage. Le comportement à
l’école a aussi été identifié comme
un facteur associé à ces difficultés visuelles.
De plus, de nombreux autres problèmes, comme le Parkinson,
l’Alzheimer et les pathologies liées au stress, affectent
le traitement visuel au plan rapproché, de façon
similaire.
Diplômé en optométrie
de la City University, Londres, en 1973, Geoff Shayler exerce
l’optométrie en pratique privée à Dorset,
Angleterre. Ses principaux centres d’intérêt sont
les problèmes créés par la mauvaise organisation
ou la perturbation des voies magno/parvo/koniocellulaires, tels que le
syndrome de Streff, le strabisme, les lésions du cerveau moyen,
les attaques et la maladie de Parkinson, ainsi que le
développement de nouvelles approches et stratégies de
traitement pour aider à l’amélioration de leurs
difficultés. Il a publié de nombreux articles,
principalement associés à la relation vision et
apprentissage. Il a donné des conférences à la
fois en Europe et aux États-Unis.
Atelier & Séminaires
(Sous réserve de modifications)
Les lentilles silicone hydrogel : mieux les connaître pour mieux les utiliser
Christophe Lachot
Depuis
le lancement il y a dix ans de la première lentille en SiHy
(Night & Day, CibaVision), 60% des porteurs sont
équipés en silicone hdrogel et 74% des adaptations en
sphérique sont prescrites dans ce matériau. Durant cette
décennie, les attentes des consommateurs comme des fabricants
ont évolué. Dès lors, les propriétés
intrinsèques des SiHy se sont adaptées au marché.
Les
modifications apportées sont telles, qu’il est
nécessaire de comprendre et de connaître
l’évolution de ces nouveaux matériaux.
Christophe Lachot, BTS 2000 (ESOP) et CQP technique (Fresnel - 2001).
“Tous les jours en magasin, nous vendons des lentilles de contact. Cependant, possédons-nous vraiment
les connaissances utiles pour informer et conseiller nos clients ?”
Conscient de ses lacunes sur le sujet, Christophe s’est
plongé dans ce domaine, qu’il a découvert et dont
il a apprécié les enjeux et la complexité : le
monde des lentilles silicone hydrogel.
Saphir Rx Multifocale Torique
Adaptation d'une lentille mensuelle
en silicone hydrogel
Évaluation des performances
Elsa Garcia Ferreira
Les
lentilles en silico-hydrogel et le renouvellement fréquent
semblent être l’avenir, mais leur conjoncture n’est
pas toujours évidente.
Le
séminaire vous présentera les facteurs clefs d’une
adaptation réussie, en tenant compte des caractéristiques
physico-chimiques du matériau, qui ont une influence directe sur
le comportement de la lentille de contact. Nous aborderons
également la géométrie, la gamme de
paramètres, les puissances mises à disposition de
l’adaptateur, ainsi que les différents systèmes
d’adaptation pour la presbytie qui existent aujourd’hui sur
le marché.
Certaines
caractéristiques du porteur presbyte comme le diamètre
pupillaire, la dominance oculaire, la profondeur de la chambre
antérieure, l’amétropie, le centrage et le
mouvement de la lentille de contact ont tous une grande influence sur
une adaptation réussie. Sur l’ensemble des études
réalisées, nous évaluerons les résultats au
niveau du confort, de la santé oculaire et de la vision.
Diplômée d’Optique
à l’Université La Complutense de Madrid (1993) et
en cours de validation d’un Master International Officiel en
Optométrie et Recherches Cliniques à
l’Université Européenne de Madrid (2009). Avant
d’entrer chez mark’ennovy Personalized Care en 2005,
où elle occupe aujourd’hui le poste de Responsable
Services Techniques pour la France, Elsa Garcia a pendant de nombreuses
années pratiqué en tant qu’opticienne
optométriste. Bilingue français/espagnol, elle a
participé à de nombreux congrès du secteur dans
toute l’Europe aussi bien en tant qu’oratrice que de
représentante technique de mark’ennovy.
L'Œil sec
Philippe Alliéri
L'œil
sec n'est plus considéré comme une simple insuffisance
lacrymale. C'est une maladie multifactorielle des larmes et aussi de la
surface oculaire. Cette nouvelle vision de l'œil sec sera
développée afin de bien comprendre les mécanismes
pathologiques qui en sont à l'origine. Les différents
tests d'évaluation les plus utilisés en clinique seront
décrits et hiérarchisés. En fonction de
l'étiologie de la sècheresse oculaire les traitements
disponibles seront abordés ainsi qu'une stratégie de mise
en place.
Après des études
d’opticien lunetier au lycée Fresnel (1985), Philippe
Allieri a étudié à l’université
d’Orsay pour y obtenir une licence d’optométrie et
d’optique physiologique en 1986. Il a poursuivi ses études
au Canada et obtenu en 1990 un doctorat en optométrie de
l’Université de Montréal. Il a
complété ses connaissances en traitement des maladies
oculaires à Northeastern University (Oklahoma, USA) pour y
obtenir le TPA. (Therapeutic Pharmaceutical Agents).
Il a travaillé pendant 6 ans au Québec et est aujourd’hui en Angleterre en pratique privée.
Philippe Allieri a enseigné l’optique ophtalmique pendant
un an à l’Université de Montréal (Canada) et
plusieurs années l’optométrie pédiatrique
ainsi que l’anatomie des voies visuelles et l’analyse des
champs visuels à l’Université d’Orsay.
Aujourd’hui il est chargé de former des étudiants
anglais à la pratique clinique de l’optométrie.
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