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Vers une règlementation ?

 

Un peu d’histoire

 

L’optométrie est un mot français (1874) : " Spécialité de l'opticien qui examine la vue "


L'optométrie a connu ses premiers développements durant la seconde moitié du XIXème siècle. La profession d'optométriste est née au début du XXème siècle, à New York, à partir d'un groupe d'opticiens qui se réunissaient régulièrement pour développer une formation continue.

Dr Emile JAVAL (ophtalmologiste, 1905) :

« Avant cette époque, quand un consultant leur semblait avoir besoin de lunettes, les oculistes l’envoyaient se pourvoir chez un opticien. Actuellement les oculistes mesurent eux-mêmes, tant bien que mal, les défauts optiques de l’œil, et on en cite, en Amérique, pour qui cette occupation constitue la part principale de leur activité professionnelle...

... En Amérique aussi, nous voyons apparaître une organisation qualifiée de retour en arrière par les oculistes et qui constitue, à mon avis, un progrès considérable : on voit surgir de toutes parts des cours à l’usage des commis opticiens, où on leur enseigne à mesurer la réfraction oculaire et à fournir au public des verres et des montures convenablement adaptées...

...Dans l’intérêt du plus grand nombre, il me paraît désirable de voir arracher le monopole de ce travail minutieux aux médecins qui, nécessairement, font payer le public, en raison de leur position sociale et de leurs études antérieures dont l’utilité est nulle, dans l’espèce...

...La situation changera du tout au tout quand le monde sera doté, par centaines de mille, de modestes praticiens moins avares de leur temps qui, dans les boutiques des opticiens, feront avec soin et pour un prix modéré une besogne infiniment utile. »
Extraits « Physiologie de la lecture et de l’écriture »


Aujourd’hui l’optométrie a acquis ses lettres de noblesse dans le monde entier et est reconnue et réglementée dans la plupart des pays développés.

 

L' Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît l'Optométrie comme une discipline de santé indépendante, plus particulièrement en charge des problèmes réfractifs. À ce titre, elle participe activement au programme "Vision 2020 : le droit à la vue" en collaboration avec l'Agence Internationale de Prévention de la Cécité qui regroupe plus de 20 organisations non-gouvernementales internationales.

Le World Council of Optometry (Conseil Mondial de l'Optométrie) relayé par l'European Council of Optometry and Optics (Conseil Européen) a adopté la définition suivante :

« L’optométrie est une profession de santé autonome, formée et réglementée. Les optométristes sont les professionnels de santé de l’œil et du système visuel qui assurent un service oculaire et visuel complet, qui inclut la réfraction et la fourniture des équipements optiques, la détection/diagnostic et le suivi des maladies oculaires et la réhabilitation du système visuel. »

Bien sûr cette définition ne s’applique pas à la lettre dans tous les pays où l’optométrie est règlementée, les champs de compétences diffèrent selon l’organisation des soins et la coopération avec les ophtalmologistes.

 


 

Une nécessité :

 

Nous savons que les besoins de la population s’annoncent très supérieurs à l’offre de soins proposée pour ces 15 prochaines années, et que la France est très en retard en matière de délégation comparée aux autres pays européens.

La filière optique en bref

Dans le même temps, il existe une population d’opticiens qui s’est formée à un haut niveau dans le but d’orienter sa pratique vers l’aspect santé de la profession. Si les optométristes ne représentent pas une solution à eux seuls, la filière de soins visuels a besoin de leurs compétences.

Une solution d'amélioration de l'accès aux soins, déjà mise en œuvre dans de nombreux pays européens, consisterait à confier certains actes, tels que la prescription de lunettes correctrices ou de lentilles de contact, à des opticiens-lunetiers spécialement formés à la réalisation de ces actes : les optométristes. Les médecins spécialistes que sont les ophtalmologistes recentreraient leurs pratiques sur le diagnostic et le traitement des affections de l'œil, plutôt que de consacrer beaucoup de temps à de simples corrections visuelles. 

Les optométristes disposent des connaissances et compétences nécessaires pour assurer les soins basiques des yeux, ce qui inclut les examens de l’acuité, la prescription d’optique médicale et le dépistage de certaines pathologies courantes.


Les formations étant délivrées par l’état français, et délivrées à des professionnels en exercice, il n’est pas acceptable que des centaines de jeunes diplômés soient voués à l’expatriation ou à des subterfuges variés permettant leur exercice sous des montages divers.

Ils sont actuellement plusieurs milliers, prêts à exercer, avec des compétences sous exploitées. Les capacités de formation des différents centres pourraient rapidement augmenter une fois les contraintes légales levées. Il s'agit donc de libérer un potentiel existant.

Contrairement aux orthoptistes, leurs formations sont quasiment exclusivement supportées financièrement par le secteur de l’optique lunetterie, et non par l’Etat.

La priorité actuelle des optométristes est de valoriser leur formation et de s’intégrer dans la filière :

 

sondage adherents aof 2015

 

 

 


 

Impact général

 

Le nombre d'actes d'ophtalmologie réalisés en 2010 s'élève à 14.459.000 (26,6% des actes techniques CCAM hors imagerie par spécialité). Sur une base de consultation en ophtalmologie de 45€ en moyenne, dont 17 € en moyenne sont pris en charge par l'assurance-maladie, le reste à charge pour les assurés ou les organismes complémentaires s'élève à 28 €, soit plus de 400 millions d'euros.

D’après leur formation actuelle, les optométristes ont les compétences pour effectuer de nombreux actes parmi les 50 les plus fréquents en ophtalmologie. (Pour rappel : en 2011, les 10 premiers représentent 88,5% des actes en cabinet libéral)

Ces simulations sont compatibles avec ce qui se passe chez nos voisins, où 73% des prescriptions de lunettes sont réalisés par des optométristes en Allemagne, et 100% en Angleterre.

Le corolaire de ce transfert d’actes serait l’économie réalisée par la Sécurité Sociale. Selon le nombre d’actes transférés aux optométristes, entre 14 et 35 parmi les plus courants, l’économie réalisée serait de 700 millions d’euros à 1 milliard d’Euros sur les 5 prochaines années.

Ces économies substantielles contribueraient à redonner du pouvoir d’achat aux Français sans aucun coût pour la collectivité.

Il faut également rappeler que les formations des optométristes sont autofinancées, contrairement à celle des ophtalmologistes et des orthoptistes.

La reconnaissance de l’Optométrie est la solution à effet multiple :

- Diminution des délais en ophtalmologie.

- Diminution du renoncement aux soins oculaires avec un professionnel de première ligne de proximité.

- Diminution du coût pour la Sécurité Sociale.

- Augmentation du pouvoir d’achat par l’éviction du secteur 2.

 


 

Qu’en pense la population française ?

 

Pour améliorer la santé visuelle, la confiance des Français s’exprime principalement envers les professionnels de santé, et en premier lieu les ophtalmologiste (83%), avant les opticiens (64%) puis les orthoptistes (62%).

L’ophtalmologiste apparaît comme le référent et le pivot de la santé visuelle. Il est évident que l’ophtalmologiste doit rester le pivot de la santé oculaire, mais il doit aussi se recentrer sur l’aspect médical. Pour optimiser son temps médical, il devient indispensable de déléguer une partie de son champ de compétences.

L’étude Harris interactive 2015 a interrogé les souhaits des français concernant les évolutions possibles de la filière.

La moitié des français préfèrent attendre moins longtemps mais être pris en charge dans un délai de quelques jours par un professionnel paramédical, plutôt que d’attendre pour voir un ophtalmologiste. Evidemment la réponse à cette question est liée directement au délai pour avoir un rendez-vous avec un ophtalmologiste, et ceux-ci ne sont pas prêt de s’arranger. Cette question n’a même pas lieu d’être dans les déserts médicaux en formation où les ophtalmologistes sont tout simplement inaccessibles.

etude harris 2015 aof

 

Les français se montrent très largement favorables à une formation plus poussée des opticiens pour qu’ils aient davantage de compétences :

 

etude harris 2015 2 aof

 

Les Français s’affichent en majorité ouverts aux délégations de tâches, surtout si les professionnels partagent un même cabinet, et l'optométrie se trouve en première place des souhaits de délégation des Français :

 

etude harris 2015 3 aof

 

Concernant le travail aidé en cabinet, nous savons qu’il n’y aura pas assez d’orthoptistes pour répondre aux besoins des ophtalmologistes. Les optométristes sont aujourd’hui les professionnels les mieux formés pour assister les ophtalmologistes, et ils sont déjà intégrés dans les cabinets. Il n’est pas acceptable qu’ils exercent actuellement dans un vide juridique, et par conséquent, dans une situation qui ne garantit pas des conditions sereines et sécuritaires de travail.

 


 

Qu’en pensent les ophtalmologistes ?

 

Les syndicats d’ophtalmologistes se sont jusqu’à présent opposés à la reconnaissance légale des optométristes.

 

Le SNOF met en avant deux éléments :


- La formation présente des insuffisances en matière d’expertise médicale :
Peu après la mise en place du master en optométrie, il a été imposé la réalisation d’un stage clinique de 6 mois dans un hôpital parisien. Le diplôme universitaire de dépistage en santé oculaire, qui constitue une partie du diplôme de master, était alors co-délivré par la Faculté des Sciences et la Faculté de Médecine.
Les stages en hôpitaux ont été supprimés sous la pression du SNOF, ces mêmes ophtalmologistes qui reprochent le manque d’expérience clinique aux optométristes.
Dans l’optique d’une reconnaissance légale de la profession, cette critique suppose d’imposer de nouveau un stage clinique au cours de la formation, qu’il soit d’une durée significative, et de demander aux optométristes actuels de justifier d’une expérience clinique suffisante. Déjà aujourd'hui, la majorité des optométristes en formation réalisent leurs stages cliniques en milieu médical, dans un cadre inadapté. 


- Permettre à un même professionnel de prescrire et de vendre des équipements d’optique conduit à un conflit d’intérêt préjudiciable aux patients et à leurs assureurs. Pour des optométristes qui seraient légalement reconnus par le Code de la Santé Publique, cette critique fondamentale justifierait une séparation stricte entre leurs activités de prescription et les activités de vente.
L’Association des Optométristes de France a étudié les différentes possibilités de séparation de prescription et de vente, et a tendu la main aux ophtalmologistes pour négocier un accord. Actuellement le SNOF reste sourd aux mains tendues.


Pour synthétiser, le SNOF reproche un manque d’expertise médicale aux optométristes, mais fait tout pour leur empêcher l’accès à l’expérience clinique. Ils souhaitent une séparation stricte entre prescription et vente, mais refusent d’en négocier les termes.


Selon le SNOF, les sondages réalisés auprès de ses adhérents en 2002 et 2016 sont défavorables à la présence d’opticiens ou d’optométristes dans les cabinets : 51% des ophtalmologistes y seraient actuellement opposés. Ces résultats semblent tout à fait honorables, au vu des campagnes de diabolisation menées par le SNOF à l’encontre des optométristes.

En effet, le SNOF à l’habitude d’inciter ses adhérents et les orthoptistes à rejeter systématiquement l’optométrie au sens large, que ce soit lors de meetings ou d’appels à des actions politiques, lorsqu’un ophtalmologiste souhaite employer un optométriste, ou lors de campagnes de désinformation destinées à leurs patients.

Pour revenir sur ce chiffre, cela signifie aussi que près de la moitié des ophtalmologistes sont favorables à une coopération avec les opticiens-optométristes. Le nombre d'optométristes exercant en milieu médical étant exponentiel, nous sommes persuadés que ces chiffres seront amenés à évoluer favorablement.

Si une moitié des ophtalmologistes souhaitent travailler avec des opticiens-optométristes, et que nombre d’optométristes souhaitent s’orienter exclusivement vers l’aspect médical, le SNOF n’envisage pas pour autant de régulariser leur situation. Plusieurs pistes sont à l’étude, comme former des infirmières voire des secrétaires à les seconder. Ces pistes de réflexion peuvent paraître ridicules, alors qu’il existe déjà des professionnels extrêmement qualifiés à disposition.

Ainsi, nous jugeons urgente la nécessité de régulariser le travail des optométristes en cabinet.

 

Les Ophtalmologistes sont-ils manipulés ?

 

Nous mettons en avant le fait que les compétences des optométristes sont mal connues, et que les optométristes sont victimes d’actes de désinformation.

L’enquête 2015 menée par Galliléo Business Consulting en est une parfaite illustration :

etude gallileo business aof

En résumé :

 

Un ophtalmologiste préfèrera déléguer l’adaptation des lentilles de contact à un opticien qui n’a presque jamais touché de lentilles dans sa formation plutôt qu’a un opticien qui a suivi plusieurs centaines d’heures de formation en contactologie : un optométriste.

Un ophtalmologiste préfèrera déléguer la réfraction à un opticien qui dispose de compétences basiques plutôt qu’à un opticien formé à l’examen des cas les plus complexes : un optométriste.

Un ophtalmologiste préfèrera orienter un patient basse vision vers un opticien qui n’a aucune formation dans ce domaine plutôt qu’à un opticien formé : un optométriste.


 


 

Un frein historique : le cumul prescripteur/vendeur.

 

L’Association des Optométristes de France a étudié les différentes possibilités de séparation ou non de la prescription et de la vente. Pour autant même en proposant une séparation stricte, cela ne semble pas faciliter l’avancée d’une règlementation.

La priorité pour les optométristes est aujourd’hui de pratiquer à la hauteur de leur formation. S’ils doivent choisir entre prendre en charge les besoins visuels de la population, et vendre des équipements optiques, une immence majorité choisit de s’orienter vers l’aspect médical. C’est d’ailleurs le choix qu’ils ont fait en suivant ces formations. S’ils voulaient vendre des équipements optiques, le BTS suffisait, et s’ils voulaient monter un business, ils auraient choisi une école de commerce et non un master en biologie et santé.

Si le cumul prescripteur vendeur ne pose pas de problème dans de nombreux pays, il semble qu’en France il y ait une barrière idéologique : permettre à un même professionnel de prescrire et de vendre des équipements d’optique conduirait à un conflit d’intérêts préjudiciable aux clients et à leurs assureurs.

Cependant nous pouvons trouver en France de nombreux exemples de cumul de prescription et de vente :

- Les opticiens et donc les optométristes peuvent actuellement renouveler les ordonnances pendant une durée de 3 ans à 5 ans, ils sont donc déjà prescripteurs et vendeurs.
- Les ophtalmologistes vendent des chirurgies réfractives, qui peuvent être considérées comme des opérations esthétiques, ils cumulent donc prescription et vente.
- Un pharmacien prescrit oralement un traitement pour les affections bénignes, et vend ce traitement.
- Le chirurgien-dentiste prescrit l’appareil dentaire qu’il vend à son patient.


Les optométristes ont défendu des années le cumul prescription vente, pour une raison simple : en réalisant l’examen de la vision d’un client et en tant que spécialiste des équipements optiques, ils sont les plus à même de définir l’équipement le plus performant pour lui. En cas d’inconfort, ils évitent ainsi des allers-retours fastidieux pour le client entre un prescripteur qui accusera le fournisseur d’avoir mal réalisé son équipement et un fournisseur qui accusera le prescripteur d’avoir mal défini la compensation, comme nous pouvons le voir actuellement entre opticiens et ophtalmologistes.


L'équipement optique fourni par l'opticien - optométriste, après son examen visuel, porte donc la garantie de son efficacité. C'est l'engagement auquel le professionnel est tenu. C'est l'assurance pour le consommateur, comme pour l'assurance santé du meilleur résultat.

Néanmoins un prescripteur qui serait l’unique vendeur possible pourrait effectivement être préjudiciable pour les clients, il y aurait un risque de vente forcée. Cependant c’est peu probable car tout opticien a intérêt à fidéliser sa clientèle. Proposer une vente « one-shot » qui n’apporte rien au client présente le risque de le perdre. De plus l’ensemble des opticiens disposent de garanties d’adaptation et de satisfaction, il n’y a donc aucun intérêt à proposer un équipement qui n’apporterait aucun bénéfice.

La priorité des optométristes étant de pratiquer à hauteur de leurs compétences en santé visuelle, plusieurs modèles de séparation entre prescription et vente sont envisageables :

- Une séparation stricte des locaux de l’opticien et de l’optométriste : les optométristes exerceraient uniquement en milieu médical ou libéral.
- Une séparation entre prescription et vente dans les magasins d’optique : par la création d’un Code Ethique des optométristes comme on peut le trouver dans le modèle néerlandais créant une barrière entre la fonction « médicale » et la fonction « commerciale ». Il impose notamment aux optométristes de fournir une ordonnance à leurs clients afin que ceux-ci puissent acheter leurs produits ailleurs. Les prestations de l’optométriste et celles des équipements optiques est séparé. De plus, le Code interdit aux optométristes de vendre des produits à des clients envoyés par des opticiens ou d’autres optométristes pour être examinés.


L’exercice des optométristes en magasin avec les opticiens présente un immense avantage : les opticiens sont les professionnels de la filière de proximité, ils sont les plus accessibles. Tous les actes qui pourraient être délégués en magasin participeront à une simplification du parcours de soin des patients.

 


 

Et l’expérience clinique ?

 

Actuellement la formation des optométristes présente des insuffisances en matière d’expertise médicale. Les stages sont trop courts et ils ne sont pas toujours réalisés en milieu médical.

 

Peu après la mise en place du Master en Optométrie, il a été imposé la réalisation d’un stage clinique de 6 mois dans un hôpital parisien. Le diplôme universitaire de Dépistage en Santé Oculaire, qui constitue une partie du diplôme de Master, était alors co-délivré par la faculté de sciences et la faculté de médecine.


L’enseignement de l’Université Paris-Sud était donc sous la responsabilité de l’U.F.R. de Sciences d’Orsay en collaboration étroite avec l’U.F.R. de Médecine du Kremlin Bicêtre pour la partie dépistage en santé oculaire. A partir de 1997 sont introduits des stages cliniques hospitaliers.

Ces stages, et la collaboration avec l’U.F.R. de médecine de Kremlin Bicêtre ont été supprimés sous la pression du SNOF, le syndicat d’ophtalmologistes qui reproche aujourd’hui le manque de pratique clinique aux optométristes.

Pour autant, de nombreux optométristes réalisent des stages bien plus longs que ceux demandés actuellement. Ils pratiquent parfois plusieurs semestres en collaboration avec des ophtalmologistes. Un nombre croissant d’optométristes exerçant en cabinet d’ophtalmologie ou en hôpital peut désormais justifier d’une expérience clinique suffisante. Ce sont autant de lieux d’accueil possibles pour des stages en optométrie clinique.

 

Le succès des réformes menées en Allemagne, aux Pays-Bas, ou au Royaume-Uni tient en grande partie à la formation initiale des optométristes et des opticiens spécialisés. Cette formation est souvent plus longue qu’en France pour les opticiens et impose une pratique clinique pour les optométristes.


En effet, dans ces trois pays étudiés, la formation de l’optométriste impose au moins six mois de résidence dans un centre d’ophtalmologie, la plupart du temps en hôpital.

 

Plusieurs études, conduites par des médecins et des ophtalmologistes, ont testé la compétence des optométristes. Les résultats concluent toujours à l’adéquation de leurs qualifications avec les missions de consultation et de diagnostics basiques des maladies oculaires.


Globalement, ces études observent que la formation initiale de l’optométriste est déterminante, bien plus que les formations complémentaires effectuées en cours de carrière.


Dans l’optique d’une reconnaissance légale de la profession, il est nécessaire de restaurer le stage clinique d’une durée minimum de 6 mois en centre ophtalmologique ou hôpital. Les optométristes actuels devront justifier d’une expérience clinique suffisante.

 


 

Une montée en force politique :

 

La reconnaissance de l’Optométrie en France a donné lieu à de nombreux débats politiques, avec une montée en force des propositions de règlementation depuis 2009 :

  • 1974
  • - Création de l'Association de Optométristes de France

     

  • 1978
  • - 1er Congrès d'Optométrie en France (le C.O.C). Actuellement, le C.O.C rassemble chaque année près de 800 professionnels de santé, 15-20 nationalités, 20-30 partenaires industriels. 

     

  • 1980
  • - Création de la 1ère Licence en optométrie.

     

  • 1990
  • - Création de la Maîtrise en optométrie.

     

  • 1992
  • - L'AOF participe à la création de l’European Council of Optometry and Optics (E.C.O.O.)

     

  • 1996
  • - Création de 5 Diplômes Universitaires (DU).

     

  • 1998
  • - Organisation de la première session du Diplôme Européen d'Optométrie.

     

  • 2001
  • - Rapport de La Direction Générale de la Santé :« des solutions palliatives au manque de médecins sont suggérées... Transfert surtout entre médecins et paramédicaux : Ophtalmologistes et optométristes »

     

  • 2003
  • - Rapport du Pr. Domergue et du Pr. Giudicelli, (La chirurgie française en 2003 : les raisons de la crise et les propositions) : « Parmi les pistes de travail pour augmenter le temps chirurgical des ophtalmologistes, il y a la validation et la reconnaissance des optométristes pour assurer la prise en charge des troubles de la réfraction. »

     

  • 2004
  • - Création du Master en optométrie.

     

  • 2009
  • - Proposition de loi relative à la reconnaissance de l'optométrie. M. Elie Aboud (député UMP, 2009).

     

  • 2010
  • - Proposition de loi relative à la reconnaissance de l'optométrie. Mme Jacqueline Panis (sénatrice PS, 2010).

     

  • 2014
  • Rapport de La Commission des affaires sociales du Sénat : "améliorer la qualité de prise en charge et ouvrir la possibilité de définir de nouveaux métiers, comme celui d'optométriste"

     

  • 2014
  • - L’Association des Optométristes de France devient membre du World Council of Optometry (W.C.O.)

     

  • 2014
  • - Proposition de loi relative à la reconnaissance de l'optométrie. M. Gérard Bapt (député PS, 2014)

     

  • 2014
  • - Proposition de loi relative à la création d’un master commun orthoptiste-optométriste. M. Ronan Kerdraon (sénateur PS, 2014)

      

  • 2014
  • - Rapport du député Richard Ferrand (2014), commandé par le Ministère de l’Economie préconise une reconnaissance de l’optométrie.

     

  • 2014
  • - Pré-projet de loi Macron relatif à une reconnaissance de l’optométrie. M. Emmanuel Macron (Ministre de l’Economie et des Finances, 2014)

     

  • 2015
  • - Rapport de la mission IGAS, rédigé par Mme Dominique Voynet, commandé par le Ministère de la Santé concluait au sujet des optométristes que les intégrer dans la filière : « est juste, car il n’est pas acceptable que des centaines de jeunes formés soient voués à l’expatriation ou à des subterfuges variés permettant leur exercice sous des montages divers. » et « est nécessaire car la filière de soins visuels a besoin de leurs compétences, le cas échéant en complétant leur formation clinique. »

     

  • 2015
  • - Loi Santé 2015 portée par Marisol Touraine : de nombreux amendements sont défendus pour une reconnaissance de l’optométrie, notamment par M. Cadic et M. Tourenne.

     

  • 2015
  • - Rapport Asterès, le Cabinet d’Analyses Economiques et de Conseils réalise un état des lieux de la filière commandé par la Mutualité Française. Ce rapport fait "l'apologie de l'optométrie" selon le SNOF

  • 2016
  • - Au cours de la XIVe Législature et sous l'impultion de l'AOF, 49 questions au gouvernement sont posées par les députés et sénateurs au sujet d’une reconnaissance de l’Optométrie en France. 

     

  • 2016
  • - Etats Généraux de la santé visuelle, organisé par La Mutualité Française. Yannick Dyant, président de l'AOF réalise de nombreuses interventions pour défendre l'optométrie face au SNOF.

     

  • 2016
  • - Proposition de loi relative à la création d’un master commun orthoptiste-optométriste. Olivier Cigolotti (UDI, Haute-Loire) et Pierre Medevielle (UDI, Haute-Garonne)

     

  • 2017
  • - L’ AOF sensibilise l’ensemble des candidats aux élections présidentielles à la nécessité de réglementer l’optométrie.

     

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Vers des formations communes optométriste-orthoptiste ?

 

L’idée d’une formation commune de niveau master optométriste-orthoptiste pourrait être séduisante, et régler bien des tensions entre les professions.


L’Association des Optométristes de France souhaite développer les échanges entre ces deux professions. Actuellement les formations en optométrie sont ouvertes aux orthoptistes, néanmoins leur accès n’est pas facilité, un nombre faible d’entre eux ont suivi ces formations.


A l’inverse, certains optométristes, souhaitant compléter leurs connaissances, et en recherche d’un statut règlementé qui garantisse une sécurité de l’emploi, ont suivi des formations en orthoptie.

Nous regrettons qu’il n’existe pas de passerelle entre ces deux professions. La majorité des optométristes réalisent leurs études en formation continue, en finançant eux-mêmes leurs études. Sept années post baccalauréat après lesquelles il est difficilement envisageable de préparer un concours de niveau bac, et se lancer dans une formation de 3 ans n’offrant aucun revenu financier. La plupart du temps ils sont dans la vie active depuis 7 années, et ont souvent une vie de famille et des emprunts à financer.

Pour l’Association des Optométristes de France l’idée d’un master commun n’est envisageable qu’à condition de prendre le meilleur de chaque formation, et qu’aucune de celle-ci ne soit lésée par ce rapprochement. Le Master actuel d’Orsay pourrait servir de base de travail pour une formation commune.

S’il parait judicieux qu’une partie de la formation soit délivrée par les facultés de médecines, avec des interventions d’ophtalmologistes et d’orthoptistes, il est primordial de conserver une partie du diplôme en faculté des sciences, afin de sauvegarder toutes les richesses du savoir-faire spécifique aux optométristes.

 

 

 

 

 

Députés:

M. Jacques Valax, QE 90408, 20/10/2015 - Mme Carole Delga, QE 89018, 22/09/2015 - M. René Rouquet, QE 79548, 12/05/2015 - M. Christian Hutin, QE 76681, 24/03/2015 - M. Jacques Cresta, QE 69959, 25/11/2014 - M. Philippe Nauche, QE 69377, 18/11/2014 - M. Gilbert Lebris, QE 68844, 11/11/2014 - Mme Michèle Delaunay, QE 67620, 28/10/2014 - M. François Sauvadet, QE 65818, 07/10/2014 - Mme Marie Récalde, QE 65298, 30/09/2014 - M. François Vannson, QE 64686, 23/09/2014 - M. Charles de la Verpillère, QE 62091, 29/07/2014 - Mme Thérèse Guilbert, QE 58861, 01/07/2014 - Mme Martine Faure, QE 58860, 01/07/2014 - M. Jean Lassalle, QE 58149, 24/06/2014 - M. Jean-Pierre Barbier, QE 57606, 17/06/2014 - Mme Kheira Bouzaine, QE 57605, 17/06/2014 - M. François André, QE 57163, 10/06/2014 - Mme Sophie Dion, QE 56255, 27/05/2014 - Mme Virginie Duby-Muller, QE 55811, 20/05/2014 - M. Erwann Binet, QE 54230, 22/04/2014 - M. Martial Saddier, QE 51276, 04/03/2014 - Mme Dominique Nachury, QE 50208, 18/02/2014 - M. Eric Straumann, QE 50207, 18/02/2014 - M. Michel Sordi, QE 49555, 11/02/2014 - M. Gilbert Lebris, QE 46424, 17/12/2013 - M. Florent Boudié, QE 44746, 03/12/2013 - Mme Véronique Besse, QE 40690, 22/10/2013 - M. Lucien Degauchy, QE 38361, 24/09/2013 - M. Jean-Louis Christ, QE 35544, 06/08/2013 - Mme Lucette Lousteau, QE 35543, 06/08/2013 - M. Michel Liebgott, QE 31975, 09/07/2013 - M. Alain Gest, QE 25076, 23/04/2013 - M. Rémi Delatte, QE 22291, 26/03/2013 - M. Rémi Dassault, QE 21389, 19/03/2013 - Mme Colette Langlade, QE 18951, 19/02/2013 - Mme Marie-Louise Fort, QE 18222, 12/02/2013 - Mme Sylviane Bulteau, QE 16146, QE 15612, 22/01/2013 - M. Yann Capet, QE 15611, 15/01/2013 - M. Jean-Michel Villaumé, QE 9197, 06/11/2012 - Mme Jacqueline Maquet, QE 4226, 11/09/2012

 

Sénateurs :

Mme Agnès Canayer, QE 15942, 23/04/2015 - M. Jean-Paul Amoudry, QE 12303, 26/06/2014 - M. Antoine Lefèvre, QE 11669, 15/05/2014 - M. Antoine Lefèvre, QE 05520, 28/03/2013 - Mme Laurence Rossignol, QE 03130, 22/11/2012 - Mme Dominique Gillot, QE 02619, 25/10/2012 - Mme Michèle André, QE 02589, 18/10/2012 - 

 

  • Vous portez des lentilles la nuit pour retrouver le jour une vision nette et sans contrainte.

 


 

Le principe / Comment ça marche ?

 

Les lentilles d’orthokératologie sont portées la nuit remodèlent la cornée durant votre sommeil.
Leur géométrie est conçue pour remodeler la partie centrale de la cornée afin de corriger progressivement et de façon totalement réversible la myopie et/ou l’astigmatisme.
Les lentilles sont retirées tous les matins au réveil, votre vision est alors nette et le reste tout au long de la journée.
Ce port nocturne des lentilles vous permet de vivre librement dans la journée sans besoin de porter une correction visuelle (lunettes ou lentilles).
Ce principe est réversible à l’arrêt du port des lentilles.

 


 

Pour commencer

 

- Lors d’une première visite, votre spécialiste analysera la forme (la topographie) de votre cornée pour déterminer les paramètres de vos lentilles. Les paramètres seront calculés et il faudra commander les lentilles d’essais fabriquées spécialement pour vous chez votre opticien optométriste.
- Une fois les lentilles reçues, un contrôle des paramètres aura lieu, nous vous apprendrons les manipulations et les règles d’entretien.
- Une consultation après une nuit de port a lieu en début de matinée le lendemain matin, sans les lentilles sur les yeux (elles auront été ôtées 15 min. après le réveil). Les changements cornéens seront évalués à l’aide d’une topographie cornéenne.
- Le contrôle sans lentilles à lieu au bout d’une semaine de port dans la journée, puis après 3 semaines de port en fin d’après-midi. Même si les topographies cornéennes après la première nuit de port et après une semaine donnent un résultat satisfaisant, la topographie au bout de 3 semaines sera décisive pour valider ou non l’adaptation.
- Il est important de respecter les visites de contrôle (sans lentilles) à 3 et 6 mois, puis ensuite une fois par an pour vérifier la tolérance cornéenne à vos lentilles. Bien que les contrôles aient lieu sans lentilles sur les yeux, pensez à les apporter à chaque rendez-vous.

 


 

Pour qui ?

 

Les lentilles de nuit : pour les myopes (jusqu’à -6,50 dioptries) et / ou pour les astigmates (jusqu’à 3 dioptries) qui ne souhaitent pas porter de lunettes ou de lentilles dans la journée.
Les hypermétropies et jeunes presbyties (jusqu'à +3.50D) peuvent également être envisagées au cas par cas.

 

L’orthokératologie offre la possibilité de voir net, librement sans correction lunettes ni lentilles dans la journée en toute circonstance, dès le matin, au réveil, pour le sport et les loisirs, les études et le travail... Cette option est recommandée en priorité :

- Pour les enfants dont la myopie évolue, les études ayant prouvé une action bénéfique.
- Pour les sportifs.
- Aux professions nécessitant une bonne acuité sans compensation, comme les pompiers, les coiffeurs, les métiers du BTP, les métiers équestres...
- Aux intolérances et inconforts aux lentilles de contact (peu de larmes, air climatisé). Cela évite un risque d’allergie, de sensation d’œil sec, ou de poussière.
- Pour les personnes n'étant pas prêtes ou n'étant pas de bons candidats à la chirurgie réfractive. C’est une alternative réversible et sûre.

Si éventuellement votre correction évolue, la nouvelle lentille, légèrement modifiée, vous redonnera une vision nette.

 

  


 

A savoir...

 

- Il suffit de poser les lentilles le soir, au coucher et de les retirer au réveil.
- Il est important de porter les lentilles toutes les nuits (6 heures minimum de façon régulière).
- Dans la majorité des cas, une bonne vision sans lunettes ou lentilles est atteinte après 2 ou 3 nuits de port nocturne des lentilles avec des résultats optimaux en une semaine.
- Avec les lentilles d’orthokératologie, l’oxygénation est maximale en port nocturne grâce à l’ultra-perméabilité du matériau.
- Les lentilles utilisées sont des lentilles rigides, une période d’accoutumance est nécessaire. Par leur grand diamètre et leur port nocturne, ces lentilles sont confortables.
- Au retrait le matin, il faut nettoyer, rincer et décontaminer les lentilles. On utilise un produit oxydant associé à un nettoyant et une déprotéinisation hebdomadaire. Une solution confort à base d'acide hyaluronique et sans conservateur est également indispensable à la pose et au retrait des lentilles.
- Les lentilles doivent être renouvelées tous les ans.

 


 

L’Orthokératologie est-elle connue sous d’autres noms ?

 

Le principe de l’Orthokératologie existe depuis plus de 40 ans pour corriger les myopies. Évidemment, au fur et à mesure l’Orthokératologie à profité des avancées technologiques pour améliorer la qualité visuelle, le confort et la sécurité du porteur. En 40 ans, cette technique a aussi accumulé un certain nombre de noms différents.

 

L’Orthokératologie est aussi connue sous le nom de :

- Ortko-K
- Corneal Refractive Therapy ou CRT
- Vision Shaping Technology ou VST
- Accelarated Orthokeratology ou AOK
- Gentle Vision Shaping System ou GVSS
- Gentle Molding
- Overnight Corneal Reshaping ou OCR

 

Toutes ces procédures diffèrent sensiblement au niveau de la technique mais utilisent toutes le principe du “remodelage cornéen” en utilisant une lentille de contact portée uniquement la nuit.

 

 

En France, environ 1,5 million de personnes souffrent de basse vision. Les personnes âgées sont les plus touchées, mais la basse vision concerne aussi les personnes affectées par une maladie visuelle. Plusieurs pathologies oculaires peuvent être responsables. Celles-ci entraînent différents types de déficiences visuelles qui sont souvent un frein à l’autonomie des personnes, notamment pour la lecture et l’écriture.

 


 

QU’EST-CE QUE LA BASSE VISION ?

 

On considère qu’une personne souffre de basse vision lorsque son acuité visuelle est inférieure à 3/10 et ne peut pas être améliorée par des lunettes. La définition prend également en compte les atteintes du champ visuel.


L’optométriste, spécialisé en basse vision, peut apporter une aide et des solutions dès que la vision n’est plus suffisante avec des lunettes conventionnelles.


C’est souvent la rétine centrale qui est défaillante,laissant apparaître des déformations ou des tâches plus ou moins profondes dans le champ de vision. L’optométriste s’applique à proposer des aides visuelles et apprend à utiliser sa vision différemment.

 

Les différentes pathologies en cause :

- Les DMLA (Dégénérescences Maculaires Liées à l’Âge). Elles entraînent une perte de la vision centrale et concernent essentiellement des personnes de plus de 50 ans.
- Les dégénérescences rétiniennes, il s’agit souvent de rétinites pigmentaires qui provoquent des pertes de vue localisées.
- Les glaucomes, ils provoquent le rétrécissement progressif du champ visuel laissant aux personnes atteintes une vision tubulaire.
- Les décollements de la rétine, ils peuvent apparaître après un traumatisme rétinien ou une maladie oculaire. Déchirée, la rétine se décolle ensuite en provoquant des pertes de vue partielles ou totales.

 

Elles peuvent être d’origine congénitale, héréditaire, accidentelle, dégénérative....

 

La basse vision touche majoritairement des personnes âgées, mais aussi des personnes de tous âges atteintes de maladies oculaires.

 


 

Le rôle de l’optométriste

 

La déficience visuelle est propre à chaque personne malvoyante. Elle nécessite une prise en charge personnalisée et un travail d’équipe. Les principaux acteurs sont l’ophtalmologiste, l’orthoptiste, l’opticien-optométriste, mais aussi le psychologue, l'instructeur en locomotion, l'AVjiste, l'ergothérapeute, ... Chacun d’eux accompagne, dans son domaine de compétences, la personne souffrant de basse vision. Il existe également de nombreuses associations qui peuvent aider à mieux vivre sa basse vision.


L’optométriste évalue les performances visuelles, et les optimise en essayant des aides visuelles quand la médecine ne peut rien pour augmenter l’acuité visuelle. La consultation réalisée par l’optométriste ne se substitue en rien au suivi de l’ophtalmologiste qui se charge de suivre la maladie et d’évaluer les possibilités de traitement.

La dimension psychologique, une démarche humaine et personnalisée

 

La basse vision est une situation de handicap réel. Il est important d’agir rapidement, dès les premiers signes. Une prise en charge tardive entraîne inéluctablement une dégradation psychologique et fonctionnelle.
Plus la prise en charge débute rapidement, plus il est facile d’apprendre à utiliser de façon efficace les solutions matérielles proposées par l’optométriste. Ces aides ont pour but d’apporter du confort et de retrouver certaines formes d’autonomies (de lecture la plupart du temps).
La basse vision demande beaucoup d’efforts d’adaptation. C’est dans un climat de confiance et d’encouragements que des solutions adaptées sont trouvées.
L’optométriste s’entretient avec la personne malvoyante, réalise des tests de lecture et d’évaluation de la vision pour déterminer ses besoins. Ensemble, ils essayent les aides visuelles disponibles et déterminent la meilleure réponse à ces besoins.


Aider à conserver son autonomie

 

La basse vision est un frein à l’autonomie, et notamment à la lecture et l’écriture. L’optométriste aide les personnes souffrant de basse vision à trouver des alternatives pour pouvoir lire et éventuellement écrire. Le rôle de l’optométriste est de trouver la meilleure solution et des systèmes optiques grossissants.
L’optométriste travaille en collaboration avec les orthoptistes spécialisés en basse vision, qui peuvent, par exemple, apprendre à utiliser la rétine périphérique, travailler la coordination de l’œil et la main, proposer des exercices pour apprendre à utiliser les aides ...
Certaines aides visuelles peuvent présenter un coût élevé. Elles peuvent être prises en charge par la sécurité sociale ou les caisses complémentaires. L’optométriste connait les démarches nécessaires pour les remboursements. Il existe des aides financières et des organismes qui soutiennent les personnes malvoyantes.

 


 

Les aides et solutions en basse vision

 

Il existe diverses solutions matérielles aux problèmes de basse vision. Elles varient selon les besoins et s’adaptent à l’importance des déficiences visuelles.

Souvent le matériel est prêté pour être essayé à la maison, en conditions habituelles. Il est souvent possible aussi que votre spécialiste intervienne à domicile pour installer le matériel et vous apprenne à l’utiliser.

 

Les lunettes basse vision

 

Souvent, il est possible d’améliorer la correction des lunettes existantes. Un optométriste commencera toujours par vous proposer la meilleure correction possible, car il faut que la vision soit la plus nette possible pour que le grossissement soit efficace.
Les verres progressifs ne sont pas recommandés, ils induisent trop de déformations, et la surface dédiée à la vision de près est limitée. Il est souvent beaucoup plus confortable de proposer une paire de lunettes réalisée sur mesure pour la vision de près, avec un grossissement qui pourra être beaucoup plus important.

 

Les loupes

 

Électroniques ou non, les loupes sont les solutions basse vision les plus répandues. Il existe une grande variété de modèles :

- Les loupes pliantes, de poche, très pratiques.
- Les loupes à manches, pour un usage de courte durée.
- Les loupes sur pied, pour faciliter la mise au point et la stabilité.
- Les loupes éclairantes, pour amplifier la perception de l’image.
- Les loupes électroniques portables à poser directement sur le texte. Ces loupes peuvent grossir présenter des grossissements très important. On peut varier le grossissement et les couleurs. Elles peuvent également permettre d’écrire.


Les systèmes Galilée ou Kepler

 

Il s’agit de systèmes télescopiques dont l’utilisation est statique. Ils se placent directement sur les lunettes ou se tiennent à la main. Ils sont utilisables de près ou de loin en réglant la mise au point ou en ajoutant une lentille complémentaire appelée bonnette.


Les télé agrandisseurs et les loupes électroniques

 

Le matériel basse vision a beaucoup évolué et l’une de ces évolutions se manifeste par la création des télé agrandisseurs.
Il s’agit d’une caméra qui filme le texte ou la scène que l’on veut regarder, et qui les projette sur écran. Selon les modèles, la caméra peut être fixe ou mobile. Certains modèles disposent aussi d’un plateau sur lequel on pose le document à lire, ce qui facilite le déplacement du regard dans le texte.
Par rapport aux aides optiques, le champ de vision est élargi, un zoom fait varier le grossissement, et permet au système d’être évolutif. La distance entre la caméra et le document permet d’écrire, de dessiner ou de réaliser des travaux qui nécessitent de la précision. Certains appareils se branchent directement sur l’ordinateur. Il existe également des logiciels d’agrandissement à installer directement sur ordinateur.

 

Les filtres

 

Les personnes souffrant de basse vision craignent beaucoup les fortes luminosités. Il existe différents filtres qui suppriment la lumière bleue, c’est-à-dire celle qui éblouit. Ces filtres permettent de mieux percevoir, de donner du contraste, ils apportent du confort. Les couleurs des filtres varient selon les pathologies et surtout selon les essais réalisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les lentilles de contact

 

Les lentilles de contact sont des dispositifs optiques que l’on place directement sur l’œil afin de redonner une vision nette. Les recherches en contactologie sont très actives et les laboratoires ne cessent de faire des progrès pour rendre ces dispositifs de plus en plus sûrs pour les yeux, et de plus en plus confortables pour une utilisation régulière et prolongée.


Il existe une multitude de lentilles de contact sur le marché, et contrairement aux apparences, elles ne sont pas toutes identiques. Elles diffèrent par leur matériau, leur capacité à laisser passer l’oxygène, leur taux d’hydratation, leur épaisseur, leur flexibilité, leur rayon de courbure, leur diamètre, leur géométrie, etc.


L’optométriste est le professionnel de santé visuelle ayant la meilleure formation en contactologie (la plupart des laboratoires de contactologie font appel aux optométristes pour la recherche, tester les lentilles, former les professionnels, etc.). L’optométriste choisira les lentilles qui permettront d’obtenir une vision nette, confortable et ce, en toute sécurité pour les yeux. Il est important de ne JAMAIS utiliser d’autres lentilles de contact ou produits d’entretien que ceux qui ont été déterminées par le contactologue.
Les lentilles sont choisies en fonction du résultat visuel mais surtout en fonction de différents facteurs techniques non perceptibles directement. Il s’agit de ce que l’on appelle la « biocompatibilité » de la lentille avec les yeux. C’est la prise en compte des interactions entre la lentille et l’œil (cornée, système lacrymal, conjonctives).

 


 

Les différents types de lentilles ?

 

On distingue deux grandes familles de lentilles :

 

Les lentilles rigides perméables à l’oxygène : comme leur nom l’indique, elles sont rigides, constituées d’un matériau plastique peu flexible.

 

Avantages :
- Moins de risques infectieux
- Meilleure qualité de vision
- Meilleure biocompatibilité
Permettent de retrouver une vision convenable en cas d’irrégularité ou de pathologie de surface de l’œil (astigmatisme, sécheresse, kératocône, dystrophies cornéennes)

 

Inconvénients :
- Confort : une période d’adaptation (variable en fonction des patients) est nécessaire pour finalement ne plus sentir ses lentilles
- Plus sensibles aux poussières, corps étrangers, vent.

 

Les lentilles souples hydrophiles: elles sont composées d’un matériau riche en eau et très flexible

 

Avantages :
- Confort immédiat
- Pas de période d’adaptation ou très rapide

 

Inconvénients :
- Plus de risques infectieux
- Moins bonne correction visuelle pour les cornées irrégulières
- Risque d’assèchement et d’épuisement du capital de larmes à plus ou moins long terme

 

Il existe également des lentilles sclérales, des lentilles hybrides, des lentilles prothétiques ou des lentilles de nuits qui ne rentrent pas dans cette classification. Consulter votre spécialiste pour déterminer les lentilles qui vous seront les plus indiquées.

 


 

Les différents types de port ?

 

Le port journalier : les lentilles sont posées le matin et retirées le soir.
C’est le type de port le plus courant.
Le port continu ou permanent : les lentilles sont portées jour et nuit pendant une période plus ou moins longue (jusqu’à 1 mois non-stop). Ce type de port est réservé à quelques cas particuliers car le risque infectieux est nettement plus important. Il n’est pas conseillé en général.
Le port nocturne : les lentilles sont portées uniquement la nuit, ce qui permet de ne plus porter de corrections optiques la journée (ni lunettes, ni lentilles). Il s’agit de lentilles d’orthokératologie. (faire lien url vers le chapitre)

 

DECOUVREZ LES LENTILLES DE NUIT, L'ORTHOKERATOLOGIE

 


 

Les lentilles ont-elles une durée de vie? Est-ce la même pour toutes les lentilles ?

 

Toutes les lentilles de contact ont une durée de vie limitée. Cette durée de vie permet d’assurer la sécurité des yeux en prévenant de tout risque infectieux et d’usure. Les lentilles de contact ne sont pas anodines, il s’agit d’un « corps étranger » que l’on place directement sur les yeux. Il est impératif de respecter toutes les instructions pour un port en toute sécurité sur une longue durée.


On distingue plusieurs « durées de vie », qu’on appelle « renouvellement » :

- Les lentilles journalières ou jetables qui sont à renouvellement quotidien. Une paire de lentilles par jour.
- Les lentilles à renouvellement bimensuelles : renouvellement tous les 15 jours.
- Les lentilles à renouvellement mensuelles : renouvellement tous les mois.
- Les lentilles à renouvellement trimestrielles : renouvellement tous les 3 mois.
- Les lentilles traditionnelles à renouvellement annuel ou supérieur.

 

 


 

Pourquoi porter des lentilles plutôt que des lunettes? A qui s’adressent les lentilles ?

 

La majorité des défauts visuels peuvent être compensés par verres de lunettes ou verres de contact, y compris la presbytie. Le choix des lentilles de contact, qu’il soit esthétique ou visuel implique que l’état oculaire le permette. Elles peuvent être adaptées à tout âge, du nourrisson au sénior.

 

En cas de cornée de forme irrégulière (astigmatisme irrégulier, greffe de cornée, kératocône), ou de sécheresse oculaire sévère, la lentille de contact est le seul moyen d’améliorer la perception visuelle.

 


 

La presbytie et les lentilles de contact ?

 

La presbytie est un défaut visuel qui se manifeste entre 40 et 50 ans selon les individus.
Il est possible de porter des lentilles de contact multifocales qui permettent de corriger la vision à la fois de loin et de près.


On distingue 3 techniques d’adaptation pour compenser la presbytie :

 

- La Monovision : L’œil préférentiel en vision de loin sera utilisé pour voir de loin et l’autre sera utilisé pour voir de près. C’est le cerveau qui choisit la meilleure image en fonction de la distance de fixation. Cette technique peut être très utile quand il y a toujours eu une différence de fonctionnement significative entre les deux yeux. La contrepartie de cette méthode est l’inhibition de la vision binoculaire.

 

- La Vision Simultanée : Elle consiste à adapter sur chaque œil une lentille multifocale qui va transmettre simultanément deux informations au cerveau : l’une correspondant à la vision de loin, l’autre correspondant à la vision de près.
Sans voir double, le cerveau « choisit » l’image la plus adaptée à la situation. Celle correspondant à la vision de loin si l’on est en train de regarder un paysage par exemple, ou celle correspondant à la vision de près si l’on est en train de lire.
La vision binoculaire est préservée, mais on constate une perte de contraste, ce qui impose un éclairage bien adapté .

 

- La Vision Alternée : Cette technique d’adaptation se pratique avec des lentilles rigides. Elles se présentent comme un verre de lunettes progressif ou bifocal. La partie supérieure de la lentille est dédiée à la vision de loin, la partie inférieure à la vision de près. Le passage d’une zone à l’autre se fait très naturellement, en fonction des mouvements du regard.
Si l’âge n’est pas un facteur direct de contre-indication au port de lentilles de contact, le système visuel évolue avec l’âge. Les modifications oculaires vont de pair avec une éventuelle modification de l’état de santé et parfois la prise de traitements médicaux. Bien qu’indispensables, ils peuvent contribuer à modifier certains paramètres oculaires. Il est donc très important de vérifier l’état de santé des yeux avant tout équipement en lentilles de contact et tout au long du port de celles-ci.

 

 


 

Manipuler et nettoyer ses lentilles de contact:

 

Le contactologue, enseigne les bons gestes pour poser, retirer et entretenir tout type de lentilles de contact en sécurité.
A chaque type de lentille correspond un type solution d’entretien, il est important de ne pas en changer sans l’avis d’un professionnel contactologue.
La plupart des accidents infectieux sont liés à une non observance des consignes d’hygiène et d’entretien qui ont été prodiguées lors de l’acquisition des lentilles.

 

 

 

 

QU'EST-CE QUE L'AOF ?

 

 

Qu'est-ce que l'AOF
L’Association des Optométristes de France défend les intérêts de tous les optométristes de France.

 

Notre action présente plusieurs aspects qui vont de l’aide à la mise en place de formations, au contact avec les politiques, en passant par l’organisation du Congrès, la mutation de la Norme ISO 9001, l’évolution de la seule assurance en Responsabilité Civile Professionnelle couvrant les activités optométriques, et bien d’autres activités, et ce depuis de nombreuses années.

 

 

EN SAVOIR PLUS
 

 

 

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